'Kay vous avez attendu plus longtemps.
'Kay on est des blairottes.
Mais ce chapitre est bien plus long que les précédents, donc... et bah donc.... donc tout et donc rien! =D
Même qu'il y a un lime! Hahaha p'tet pas entre qui vous voulez mais y'en a un, même qu'on s'est battu pour pas l'écrire! xD Mais j'l'ai fait et j'ai douillé... U_U
Bref, sans plus tarder, voila le chapitre.... 3! ^^
Ca faisait longtemps. Je crois que j'avais oublié. Ca paraît si banal, mais putain ! Je voudrais que le monde ouvre les yeux sur ce qui l'entoure. Que chaque être humain observe et vive pleinement, émerveillé.
Aujourd'hui c'est la rentrée. Une journée de cours, oui mais... avec des potes. Une journée que j'ai vécu des dizaines de fois, j'aurai pu m'en blaser, mais non. Parce qu'il y a ce renouveau si alléchant...
Un immense sourire dévorant mon visage, je suis Gustav à travers les décombres du réfectoire. Chaque rangée de tables est surexploitée par une masse d'élèves ne tenant plus en place.
Mon sang se glace vaguement en les observant, mais un simple sourire de Gustav me remet dans la partie.
Je ne dis pas que lui et moi c'est pour toujours, que j'ai l'impression de l'avoir toujours connu, nan, simplement il a fait renaître en moi un curieux sentiment : l'espoir.
Mon plateau dans les bras, je me fraye un chemin, à contre sens de la cohue, et parviens finalement hors d'haleine à la table où Gustav s'est installé, accompagné par deux autres garçons, que je ne connais pas encore. Exténué, je pose mes fesses sur la chaise et reprend mon souffle. Avant de relever la tête sur les personnes qui me faisaient face.
- Les mecs, voilà Tom. Et sinon, hum, ça c'est Andréas et lui c'est Karl.
Lorgnant son assiette avec appétit, Gustav bâcla la présentation, désignant vaguement chacun des garçons d'un signe de tête.
Le premier, Andréas donc, des yeux bleu clair, une touffe blonde, hum... je fais dans l'euphémisme. Ces cheveux attirent l'attention, c'est peu de le dire, blancs ou blonds électriques, je me vois forcé de baisser les yeux, aveuglé.
Bien qu'assis je devine sa petite taille, et sa finesse est mise en valeur par des vêtements moulants encore une fois très, euh, excentriques : slim vert pomme, tee-shirt jaune foncé mais violent (décidément, ce mec est un canari), et des converses, noires à l'origine me semble-t-il, customisées...bonnes pour la déchetterie.
Amusé, je pose finalement mon regard sur le second mec, grand et brun, aux yeux marrons. Assez classique en fait. Mais il semble amical :
- Matte ça Andy, t'es pas le seul à avoir des problèmes capillaires ! (Karl)
- Hey ! Compare pas mon originalité à d'la merde en bâton ! (Andréas)
- La bave du crapaud n'atteint pas la blanche colombe, rétorquais-je du tac o tac.
Des éclats de rire finissent de me mettre à l'aise et de m'inclure dans ce joyeux petit groupe.
La conversation démarra au quart de tour, plaisante et amusante. Tous paraissaient excités à l'idée de me présenter le lycée, et Andréas se fit un devoir de m'expliquer le règlement intérieur tacite des élèves ! J'appris donc que les batailles de self n'avaient lieu que les jours de pluie, histoire de se laver un peu... ou d'autres conneries dans le genre.
Chaque lycée est différent, et les trois gaillards ne devaient leur savoir supérieur au mien qu'à la petitesse de l'établissement, et la campagne environnante : les ragots courent vite...
- D'habitude Georg mange aussi avec nous, tu vas voir il est génial, mais aujourd'hui il s'occupe de son poulain, m'informa Andreas.
Pas besoin des ½illades exaspérées de Gustav ou du soupir de consternation de Karl pour comprendre qu'Andréas s'attaquait à quelqu'un.
- Son poulain ? M'enquis-je, surpris, et faussement innocent.
- Raaaaah, n'écoute pas le mioche, t'en as pas fini sinon. Ce nain est la commère du lycée ! (Karl)
- J'te permets pas Kaka ! Pis j'suis pas p'tit sale perche ! (Andréas)
- Peu importe, les coupa Gustav, tout ça pour dire que Georg déjeune avec Bill aujourd'hui. Donc t'étonne pas si tu vois un gorille débarquer à notre table un de ces quatre !
- Bill ? M'étonnais-je, celui de notre classe ? Approuvant l'ironie d'Andy sur la question, je continuais : ce type est bizarre. Il me gave.
- Pourquoi tu dis ça, il t'a fait quelque chose ? S'inquiéta Karl.
- Non pas du tout... Ou si, me repris-je après avoir songé à ces coups d'½il agaçants. Je ne suis pas habitué à me prendre la tête, et ce mec semble être un casse-couille de première.
- Casse-couille chinois ! Conclut le blond platine sous nos rires tonitruants.
[ . . . ]
Aujourd'hui je suis, demain peut – être plus. Moralité, il faut profiter de ce que la vie nous offre.
Je replis mon parapluie après avoir clos la porte de l'entrée, cette après – midi il a beaucoup plu. En temps normal je suis épuisé quand je rentre au bercail. Là, non. Je me sens excité, j'aimerai que tout aille bien. Ce n'est pas le cas, on est dans la dure réalité. Dure ? En fait, je ne pense pas, ça ne doit pas être si compliqué, mais les gens aime se plaindre.
Je vais vous dire, la douleur, la difficulté viennent des sentiments : ils sèment la merde mais avant qu'ils n'expirent, il faut pas mal de temps. Quoique ça dépend des gens...
Bref, j'ai déposé mon sac dans l'entrée et ai bordéliquement enlevé mes chaussures. Je me jette dans le canapé et zappe bêtement par réflexe après avoir chopé la télécommande. L'appartement est vide, la pâle lumière froide des jours pluvieux qui filtre à travers les rideaux le rend encore plus sinistre. Je me sens seul comme jamais. Après une telle journée, rien de plus frustrant.
Ma mère a des horaires hospitaliers. Autant vous dire qu'avant qu'elle ne rentre, la nuit sera déjà bien entamée.
Une soudaine envie d'exploiter mon excitation me prend : ce soir, je sors.
[ ... ]
Accompagné de ma solitude, je tire un tabouret et m'installe au bar :
- Bonsoir, une bière pression s'il vous plait. Réclamais-je d'une voix claire.
- Tout de suite monsieur.
Le barman, qui se trouve à environ 3 mètres de moi derrière son comptoir, me fait glisser une chope emplie à ras bord. Je l'attrape en esquissant un sourire :encore un adepte des séries américaines à la con ...
Je pivote sur mon tabouret de façon à voir la piste de danse. De jeunes couples s'y dandinent en s'allumant comme pas possible. Eclairés par une rampe de jeux de lumière rouge orangée et quelques néons de lumière noire, aussi, un stroboscope. Je ris à l'idée que leur nuit sera probablement torride, contrairement à la mienne. Parce que non, je n'ai aucune envie d'aller draguer une nana écervelée mais bien balancée juste pour la fourrer. Pas ce soir.
Si j'étais honnête je vous parlerai de ce... Bill Kaulitz qui ne quitte plus mes pensées tant il éveille ma curiosité. Cet être farouche qui apparemment n'intrigue que moi...
- Serveur, un whisky coca !
Autant dire que ma voix est déjà moins fraîche. Il me tend un verre.
- Merci.
[ ... ]
- Mmmmh ... Un ... Une vodka pour moi ! Vous avez quoi ?
Honnêtement, oubliez mon ton sobre et ma crédibilité. Au moins pour ce soir...
- On peut y ajouter pomme, coca, orange ... C'que vous voulez quoi. Me proposa le barman, clairement sceptique.
- Pouvez redire siouplait ?
- Jeune homme, c'est le dernier que j'vous sers, vous êtes complètement sec là ... Bon, vous prenez quoi alors ? Soupira-t-il désabusé.
- ... Choisissez pour moi !
En disant ça, j'ai littéralement explosé de rire. Je m'apprête à descendre mon énième verre d'alcool. Je me tourne sur mon siège, verre aux lèvres, et matte ce qui, tout à l'heure, était une piste de danse. Que de corps incandescents animés par une danse indécente et ceci à un rythme endiablé ... Quelques touches de blanc électrisé m'hypnotisant ... Le tout virevoltant à une allure folle comme la cendre d'un feu de bois le serait, soufflée par un vent violent et circulaire. La musique bourdonne dans mes oreilles. Elle oppresse mes tympans. A vrai dire, seules les basses de cette chanson me violentent le crâne régulièrement. Quel est le mot déjà qui ... Le rythme ! Deux fois par secondes je dirais. Mes entrailles ne supportent plus cette vue ... Je me lève subitement et marche en titubant jusqu'aux chiottes ...
[ ... ]
Je manque de m'entraver dans mon futal et tombe lourdement sur la porte d'une des cabines WC qui s'ouvre. Tout se passe très vite, genoux à terre, main gauche sur le mur, corps penché au – dessus de la cuvette, mon autre main maintenant mon large T-shirt contre mon abdomen pour éviter de me tâcher ... Je me délivre...
Après avoir fini d'éliminer partiellement cet abus d'alcool, je me traîne à l'extérieur de cette petite cabine oppressante et rit fortement rien qu'à l'idée que l'on pourrait me comparer à un soldat blessé qui traîne la patte. Je me dirige vers les lavabos et me regarde vaguement dans le miroir qui surplombe le lavabo. Je me sens trop sal, je vois encore trouble mais malgré ça je n'peux pas rater mes cernes qui sont énormes, mon estomac me brûle comme pas possible, je dois avoir une haleine de chacal ... Dégueulasse, soit dit en passant.
Bordel ! Mais, sûrement pas autant que ce spectacle que vient de m'offrir ce putain de reflet dans le miroir ... Mes yeux s'écarquillent, et je crois bien avoir raté quelques inspirations.
Je reconnais immédiatement la touffe brune qui s'active entre cette paire de jambes inconnues. Les doigts manucurés se promènent le long d'une érection arrachant cris et tremblement au propriétaire. Un rire s'échappe d'une bouche pulpeuse qui ne m'a jamais adressé la parole mais que je connais, amusée par la domination qu'elle exerce sur ce corps pantois.
J'observe fasciné ces lèvres narquoises s'approcher du gland rougi par l'excitation. Une langue taquine s'en échappe et mon souffle se bloque alors qu'un piercing apparaît et s'amuse à titiller la fente du pubis. Le gémissement que cet acte produit pourrait provenir de cet homme ou de moi que je ne l'aurais pas différencié.
Satisfaite par les réactions occasionnées, la bouche tentatrice s'entrouvre et accueille le sexe turgescent.
Je vois comme je ressens, cet antre chaud et humide glisser le long de ce membre impatient. La douleur de mon sexe s'approfondit alors que les succions varient, légères comme une plume, et oppressantes par moment. La chaleur augmente encore, ma tête se pose contre le mur de derrière.
Je crois devenir dingue quand inéluctablement la jouissance s'empare de moi, précédant de quelques secondes le retrait de Bill de cette verge, et l'explosion de son amant.
Vestiaire. Direction le vestiaire. Et en vitesse. Bizarrement, je ne titube plus. Non, là, cette vue a littéralement fini de me faire décuver ... Totalement.
- Bonsoir, je tends mon ticket de vestiaire à la jeune femme qui me rend ma large veste,
- Merci, au revoir.(A suivre...) Aloooooors? Vos avis? Ce chapitre lance véritablement l'action. Le mystère commence à prendre ses aises, et hahaha les persos vont douiller! è_é
Vous avez l'droit de me lyncher, parce que le retard est en grande partie de ma faute (M.), mais vous avez aussi le droit de mousser notre ego!^^
Bisous les gentes!
S&M: Sex' MachineQu'elle oublie son désarroi,
un court instant,
Lui faire croire au prince charmant,
Faut qu'elle y croit,
Mais j'lui apprendrais que, bien qu'il soit beau,
le monde est un salaud...
By Slash©, Les applaudissements sont de rigueur.